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Chroniques de la France de Vichy contemporaine. 2. Quand la haine du vendeur de rue se libère.

La revue de sociologie lo-fi

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Titre: Chroniques de la France de Vichy contemporaine. 2. Quand la haine du vendeur de rue se libère.
Auteur initial: Benjamin Grassineau
Création de l'article: 14-02-2020 06:28
Dernière modification de l'article: 14-02-2020 06:28
Rubrique: La revue de sociologie lo-fi
Etat de la rédaction: ébauche / Droit de rédaction: ouvert / Licence: Licence culturelle non-marchande






Dans la plupart des villes françaises, les rues sont en train de devenir désespérément mornes et sans vie. Il ne s'y passe plus rien. Tout est clean, à sa place. On vous invite seulement, dans le meilleur des cas, à ramasser les crottes de votre chien dans un environnement hyper-pollué (paradoxe complètement aberrant), à consommer dans des magasins rutilants qui déversent leur surproduction pour maintenir une économie à bout de souffle et à respecter sagement la législation pour votre bien et le bien de l'humanité (le fameux bien commun). Dans certaines rues, toutes vos actions sont désormais scrutées, analysées par des machines froides et sans âme !

Il n'empêche ! La méga-machine laisse encore subsister des interstices, des zones où l'on peut tranquillement dérégler les règles. Pour la France de Vichy contemporaine, c'est intolérable ! Sus au désordre, sus à l'anarchie ! Comment pourrait-on tolérer tout ce qui pourrait, de près ou de loin, remettre en cause cet ordre marchand si bien établi, si prospère, où l'homme de la rue n'a plus d'autres droits que d'acheter les produits que lui proposent les commerçants assermentés ?

C'est un fait historique bien documenté. Derrière la France de Vichy, se cachait des idéologues racistes et anti-capitalistes, toute une armée de scientifiques et d'intellectuels résolument enclins à créer un « Homme nouveau », mais il y avait aussi, une xénophobie populaire dirigée à l'encontre des populations immigrées en provenance de l'Europe de l'Est. Populations affublées, à l'époque, de métaphores peu engageantes.

Hélas ! Force est de constater que cela n’évolue guère et que les grands media n’hésitent pas à relayer, voire à alimenter, cette haine du vendeur à la sauvette qui ne respecte pas la tyrannie du quadrillage des pouvoirs publics et qui, généralement, est catégorisé en dehors du champ des « bons français ». Et quand les pouvoirs publics lèvent la matraque, ils les acclament haut et fort ! Alors, c’est vrai, les quotidiens évitent de le dire explicitement, mais les commentaires qu’on peut lire sur leurs sites ne laissent planer aucun doute sur l’interprétation qui en est faite…

Voici, pour commencer le Figaro qui accuse les vendeurs à la sauvette de gangrèner le nord de Paris1.




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