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Lettre ouverte aux usagers de la maison non-marchande de Puivert

Le journal de la culture libre et du non-marchand

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Titre: Lettre ouverte aux usagers de la maison non-marchande de Puivert
Auteur initial: Benjamin Grassineau
Création de l'article: 21-01-2020 09:49
Dernière modification de l'article: 24-01-2020 à 13:25
Rubrique: Le journal de la culture libre et du non-marchand
Etat de la rédaction: finalisé / Droit de rédaction: ouvert / Licence: Licence culturelle non-marchande






Lettre diffusée sur la liste de discussion gratis_hva@lists.riseup.net le 22 janvier 2020

***

Bonjour à toutes et à tous,

je me permets d’apporter quelques précisions sur le fonctionnement et la finalité du magasin gratuit de Puivert.

Le magasin gratuit est privé et obéit à un règlement intérieur.

Tout d’abord, je rappelle que le magasin gratuit n'est pas un lieu public mais un espace privé accueillant du public. La propriétaire du lieu, X., engage sa responsabilité en ouvrant ses portes sans discrimination à celles et ceux qui souhaitent échanger différemment ; et nous devrions tou.te.s la remercier pour cela.

Elle est bien sûr libre de le faire selon ses conditions. Celles-ci sont en partie résumées dans un règlement intérieur officiel, affiché à l’entrée du magasin gratuit. Il va de soi que celui-ci n’est pas modifiable. Et lorsque l’on pénètre dans le magasin, il est réputé accepté - et il reste valable devant le magasin gratuit (devanture, entrée du lieu, etc.).

Ce règlement stipule qu'une personne peut être interdite d’accès si elle ne le respecte pas. Elle peut aussi l'être, ce qui relève du bon sens, en cas d’agression, de propos haineux envers un.e usager.ère, de détérioration de matériel, etc., chacun étant tenu.e à un respect mutuel des règles de courtoisie élémentaires.

Ce règlement ouvre également l'activité de maintenance à toute personne volontaire. Chacun.e peut donc le faire respecter à condition qu’il reste dans la légalité. Pour le comprendre, prenons un exemple. L’affichage sur les murs du magasin gratuit est exclusivement réservé à des évènements gratuits ou à prix libre. Hélas, cette règle n’est pas respectée. J’invite donc chacun.e à ôter les affiches qui font la promotion d’évènements ou de services payants, même s'il sont organisés par des associations, ou d’échanges conditionnels (troc, échanges de services, etc.). L’espace d’affichage ne leur est pas destiné. On peut en revanche déposer des flys commerciaux directement dans le magasin. C’est conforme au règlement, dans la mesure où ceux-ci peuvent être pris et/ou déposés comme n’importe quel objet.

Vous êtes libre de déposer des affaires, mais...

C'est un luxe devenu très rare : dans le magasin gratuit de Puivert, vous êtes libres de déposer des affaires ou pas. Malheureusement, certain.e.s confondent cette généreuse invitation avec le droit à se débarrasser de leurs poubelles. Alors, répétons-le :

LE MAGASIN GRATUIT N'EST PAS UNE DÉCHÈTERIE !

Il est indispensable et beaucoup plus agréable pour tout le monde que les affaires soient en bon état et que celui ou celle qui les amène les rangent proprement aux places qui leur sont dédiées. En cas de dépôt sauvage (c.a.d affaires non rangées), ou de dépôt d'affaires en mauvais état, la personne qui fait l’effort de les ranger le fait comme elle en a envie. Si son mode de gestion des affaires ne vous convient pas, prenez les rennes et organisez le rangement comme il vous plaira.

Il semble à ce sujet qu'une rumeur circule selon laquelle « on ne pourrait plus déposer d’affaires comme on le veut au magasin gratuit de Puivert » (entendu ici ou là). Cette rumeur est parfaitement fondée ! Mais seulement pour les déchets inutilisables qui y sont déposés. Le reste a toujours été accepté en fonction des besoins du magasin. Libre à tous et toutes de ranger et de déposer des affaires en bon état au magasin. Personne ne vous en empêchera !

Vous êtes libre de prendre des affaires.

Dans le magasin gratuit, chacun.e est libre de prendre les affaires comme il le souhaite et d’en faire l’usage qui lui convient. Il peut les utiliser pour lui, les revendre, les amener à la déchèterie, les redéposer dans une ressourcerie, les brûler, etc. Si vous n’êtes pas d’accord avec cette règle fondamentale, ne déposez pas d’affaires dans le magasin gratuit, ou créez-en un autre !

Je rappelle en effet que le magasin gratuit de la rue du Barry du lion n’est qu’un exemple parmi d'autres d'espace de gratuité. Depuis sa création, l'un de ses objectifs est de montrer, et de démontrer, qu’on peut créer des espaces de gratuité un peu partout, sans s’appuyer sur les pouvoirs publics, avec très peu de moyens, sur la base de règles d’échange simples fondées sur le principe de non-conditionnalité (liberté de prendre sans donner et réciproquement). Ces règles fondamentales ne sont pas négociables. Mais les règles de fonctionnement le sont !

Il s'avère que celles du magasin gratuit de la rue du Barry du Lion se rapprochent de l'auto-gestion. C’est super. Mais cela n'a pas été le fruit d'un choix délibéré. Ce mode de fonctionnement s'est imposé dans la pratique. A l'origine, moi et Sarah avons voulu expérimenter un modèle courant dans les projets de la culture libre qui repose sur deux principes :

  1. la modération à posteriori, c'est à dire que vous pouvez faire ce que vous voulez (en accord avec le règlement), prendre des initiatives, tant que personne ne s'y oppose,
  2. les conflits sont traités, les nouvelles règles sont proposées, via la liste de discussion gratis_hva@lists.riseup.net, qui est un outil simple, ouvert à tou.te.s et transparent. Notez que ce n'est pas un fonctionnement associatif « démocratique ». Les décisions ne sont pas forcément prises par vote, et en dernier recours, la décision revient au propriétaire du lieu (dans la culture libre, on parle parfois de « dictateur bienveillant » !).

C'est un très bon modèle et je vous encourage à le propager pour gérer d'autres espaces de gratuité que vous aurez initiés ! Mais s'il ne vous convient pas, pourquoi ne pas créer votre propre structure avec d'autres règles de fonctionnement (retrait limité, horaires d’ouverture, types d'objets admis, etc.) ?! Il vous suffit pour cela d’aménager une petite partie de votre garage, de votre grange, de votre habitation et le tour est joué ! Vous pouvez ensuite référencer le lieu directement via une plateforme que nous avons créée : http://nonmarchand.org.

A quoi sert le magasin gratuit ?

Que deviennent les affaires dont vous vous séparez ? Vous pouvez les revendre, les donner, les amener à la déchèterie, les confier à des organismes de réinsertion (elles seront alors revendues...), les réparer, les recycler, les prêter, les rendre « nomades », etc. Ce ne sont pas les options qui manquent ! Tout un panel de possibilités s’offrent à vous pour le faire de la manière qui vous semble la plus utile possible.

Alors pourquoi les déposer dans le magasin gratuit ?

La philosophie des initiateurs du magasin gratuit, regroupés au sein de l’association GratiLib, a toujours été claire à ce sujet. Le but est de promouvoir le droit à vivre librement sans acheter et sans vendre – mieux, sans coercition. Pour cela, nous faisons le pari qu’on peut œuvrer au développement de ce droit en ayant recours à une « économie du don locale, désintermédiarisée et en réseau ».

Il faut bien comprendre à ce sujet que si le lieu vise à maximiser ce droit, chacun.e reste libre de ses motivations quand il y prend part. Les motivations d’un usager ne regarde que lui. Il n’est pas obligé de partager les mêmes objectifs, mais son droit est garanti à l’intérieur de cet espace.

Pour autant, afin d'éviter tout malentendu, gardez à l’esprit que le magasin gratuit n'est ni une ressourcerie ni un organisme caritatif. Le réemploi des affaires dans un but environnemental ou social ne font pas partie de ses objectifs.

En revanche, la possibilité d'acquérir librement et gratuitement des affaires dans le magasin gratuit, permet à celles et eux qui le désirent de limiter leurs achats ; et donc, indirectement, d'être moins contraints de vendre leur travail pour acheter des biens d'occasion ou acheter du neuf, qui aura nécessité du travail, etc. L'augmentation des libertés et de l'autonomie vis à vis du marché qui en résulte, voilà l'objectif.

Pensez-y quand vous y déposez des affaires et comprenez également que :

  • Vous devriez prendre et utiliser les affaires du magasin quelque soit votre situation économique, et même si vous n’avez rien à donner. C'est l'objectif du lieu. Donner dans le magasin est possible mais tout à fait optionnel. Nous n'encourageons personne à soulager sa conscience et son espace d'habitation surchargé en biens manufacturés usagés et polluants en les donnant au magasin gratuit pour la bonne cause afin de racheter du neuf. Pour les affaires de ce type. Donnez-les de chez vous ! La liste de discussion vous permet de le faire. Ou bien le site http://nonmarchand.org. Il vaut donc mieux prendre que donner et surtout donner utile. Ou encore mieux, réparer ses affaires - je rappelle à ce sujet que j'ai lancé, dès 2012, des ateliers de réparation et de fabrication d'objets, aujourd'hui déplacés à Limoux.
  • Si vous défendez le droit à vivre librement et sans argent, vous devriez peut-être y réfléchir à deux fois avant de confier vos affaires à des revendeurs « solidaires » qui prétendent agir pour l’environnement et la réinsertion de populations déjà précarisées dans le salariat précaire. N’ayons pas peur des mots. Ces structures sont immorales et inefficaces parce que : 1) l’impact environnemental de leur action si souvent mis en avant est illusoire, 2) elles font leur bizness grâce à des affaires que nous leur donnons généreusement, 3) l’objectif de réinsertion par le travail - qui échoue presque systématiquement - est contraire à l’esprit du magasin gratuit qui vise justement à s’affranchir au maximum de l'oppression du travail et de l’échange marchand - en grande partie à la source des désordres environnementaux que nous traversons aujourd’hui. Non, le travail ne rend pas libre… !
  • Nous n’encourageons pas - mais nous ne pouvons et ne souhaitons pas non plus l'interdire - la revente des affaires trouvées au magasin gratuit, notamment sur les vide-greniers. Nous proposons comme alternative le partage des ressources via des dispositifs d’échange en réseau comme le don, le prêt gratuit, rendre les objets « nomades » et plus généralement la circulation gratuite d’objets entre personnes, et ceci sans tenir compte de leur niveau de richesse. Vous trouverez des informations supplémentaires à la gratuiterie de Limoux ou sur le site http://nonmarchand.org.

Comment le magasin gratuit se finance-t-il ?

Le magasin gratuit s’inscrit dans une démarche non-marchande promue par l’association GratiLib, qui consiste à mettre en place des outils conviviaux directement au service des usagers (sans intermédiaires). Il paraît donc logique que le lieu ne soit pas subventionné par un organisme public. Sinon, nous serions indirectement tou.te.s obligé.e.s de participer à son financement via l’impôt.

Pour rester cohérent avec cette orientation, le lieu fonctionne sur un principe simple : s’appuyer sur la propriété privée pour fournir un service à des usagers qui ne crée pas trop de « frais supplémentaires » pour le propriétaire. C’est le même fonctionnement que l’auto-stop ou les réseaux d’hospitalité. Sauf qu’on y accueille des affaires !

Cela fonctionne très bien, mais il y a trois limites à ce modèle.

  1. Le service ne peut être rendu qu’à la condition que le propriétaire puisse assumer les coûts afférents à la propriété privée. Pour faire le parallèle avec l’auto-stop, sans voiture, personne n’avance !
  2. En destinant le lieu à cette cause, le propriétaire encaisse un « coût d’opportunité ». A nouveau, prendre un auto-stoppeur, c’est potentiellement se priver d’un covoitureur.
  3. Les usagers risquent de créer des frais supplémentaires. Il arrive ainsi que vous preniez un auto-stoppeur dans votre voiture et qu’il vous pourrisse la banquette. Au final, ce qui ne devait rien vous coûter vous aura coûté très cher !

Il va sans dire qu’en centralisant le dépôt et le retrait d’affaires, on alourdit les deux derniers coûts (le premier restant à priori invariable).

Pour que cela reste viable, nous avons donc opté pour plusieurs stratégies :

  1. Faire appel au maximum au volontariat en favorisant un usage ludique et sympathique du lieu. Ce qui demande un changement de représentation car il faut se sortir de la tête que participer au magasin gratuit est un travail ! Les activités sont libres, ouvertes et non-contraintes, donc, chacun.e y trouve ses propres motivations en y participant. Pour faire un parallèle, surfer est un plaisir, même si c’est parfois éprouvant ! C’est exactement pareil pour le magasin gratuit. Si ça n’est pas un plaisir pour vous, laissez tomber ! Néanmoins, il paraît évident que pour que cela reste un plaisir, il faut que toute la charge ne repose pas sur une seule personne. Il faut donc que plusieurs personnes s’y investissent.
  2. Réduire au maximum les frais techniques de fonctionnement (le lieu n’est par exemple pas raccordé aux réseaux).
  3. Réduire au maximum les « frais supplémentaires » en tentant d’une part, de limiter les usages non-respectueux du lieu, et d’autre part, de répartir la charge et le coût financier sur tous les usagers (par exemple, c’est à chacun.e d’amener ses affaires sur place, de ranger, etc.). C’est une des raisons pour lesquelles le lieu est entièrement ouvert.
  4. Encourager la multiplication des magasins gratuits pour tenter de répartir la charge en s’appuyant sur « l’effet réseau » - c’est un peu technique, mais plus il y a de participants dans le réseau, plus le service est fourni, plus il augmente en qualité, plus les motivations à participer sont variées, moins les « offreurs » sont sollicités pour rien, etc.
  5. Faire appel au financement participatif. Dans cette optique, nous avons choisi, il y a deux ou trois ans, de mettre une caisse en place devant le garage – qui hélas est régulièrement vandalisée et pillée. Pour couper court à tout fantasme, elle rapporte environ 20 à 30 € / mois en moyenne. C’est un peu juste. Aussi avons-nous opté récemment pour une campagne de financement participatif. Cela a bien fonctionné et nous vous en remercions.

Mais je rappelle que les donations n’engagent en rien le propriétaire du lieu. Ce ne sont pas des subventions. C’est un don qui récompense un service apporté à chacun.e depuis sept ans et qui permet de compenser les frais vus plus haut. A ce titre, l’utilisation de cet argent regarde exclusivement le propriétaire du lieu. Si cela vous choque, je vous invite à vous interroger sur le devenir de l’argent que vous dépensez dans une grande surface ou pour une formation quelconque... Allez-vous demander aux prestataires de ces services ce qu’ils font de l’argent qu’ils vous ont forcé à leur verser pour bénéficier de leurs services – en vous excluant de force, dans certain cas, de l’accès à la production du service ? Non ça les regarde.

Depuis plusieurs années, moi, Sarah, Colette, Marie, Maud, et bien d’autres, dépensons beaucoup de temps et d’énergie pour faire fonctionner ce lieu qui vous a sûrement servi plus d’une fois. Si vous estimez que cela vaut quelque chose et que c’est utile, et bien donnez pour rémunérer ce service et pour motiver l’équipe. Mais rien ni personne ne vous oblige à le faire. Il faut bien comprendre que c’est un don volontaire qui ne conditionne en rien le service que vous recevrez. Ce n’est pas comme un service marchand dans lequel vous n’obtiendrez le service que si vous avez payé. Cela ne vous confère aucun droit supplémentaire sur la réalisation et l’obtention du service.

Pour faire une analogie, donner des chocolats à un professeur est un « don de remerciement ». Donner des chocolats à une personne sans ressource pour qu’il puisse en manger est un « don caritatif ». Bien souvent, dans le don caritatif, le donateur s’autorise à s’ingérer dans la vie de la personne pour vérifier si son don a été bien utilisé. C’est une pratique extrêmement malsaine. Alors ôtez-vous d’emblée cette idée de la tête : nous ne fonctionnons pas avec du don caritatif. Nous ne sommes pas des mendiants à qui on donne 20 centimes avec une petite remarque acerbe : « et n’allez pas tout boire, hein »...

Bien sûr, l’argent sera utilisé par moi et Sarah pour faire avancer le lieu, la gratuité et la culture libre, sans comptabiliser nos dépenses, comme nous le faisons depuis des années. Mais c’est parce que nous avons foi dans le projet ; et de le voir avancer au fil des années grâce aux contributions de chacun.e, de le voir tenir bon malgré parfois, hélas, de bien mauvaises énergies, nous ravit, nous remplit de fierté et nous motive pour construire l’économie du futur. Alors, pour cela, faites-nous confiance ! Nous n’allons pas dilapider l’argent ! Et d’ailleurs, l’investissement que nous mettons dans la gratuiterie de Limoux montre bien qu’on ne va pas lâcher l’affaire !

Il n’empêche, Sarah est confrontée à des frais incompressibles. Et si depuis des années, elle sort des sous de sa poche pour les couvrir, il y a un risque de banqueroute. C’est aussi simple que ça. Alors soyons transparents, Sarah paye annuellement 263 € de taxe foncières (eh oui, c’est cher, mais c’est le prix à payer pour bénéficier du service public de qualité que nous offre la mairie de Puivert) et 90 € d’assurance. Les 580 € qui ont été récoltés via le pot solidaire serviront en partie à couvrir ces frais. Le reste sera utilisé à bon escient, notamment pour mettre la terrasse à disposition.

Soutenez le lieu, créez d’autres magasins gratuits !

Pour cela, nous allons avoir besoin d’un peu de main d’œuvre. Alors si vous soutenez la cause, si vous pensez que la gratuité et la culture libre sont des principes d’action révolutionnaires et réalistes, venez nous aider et venez participer à la soirée de soutien organisée Chez Marius le 01 février. Venez prouver par votre présence que ce lieu est bien le vôtre et que les habitants de Puivert et de la haute vallée de l’Aude peuvent être fiers d’avoir accueilli le premier magasin gratuit ouvert 24h/24h qui fonctionne en auto-gestion. C’est une expérience unique en France, et peut-être même en Europe. La soutenir, c’est la valoriser.

Alors venez ! On vous attend, on vous espère ! Venez célébrer la gratuité dans la Haute-Vallée de L’Aude.

C'est vrai, le magasin gratuit de Puivert atteint aujourd’hui ses limites en terme de capacité et d’efficacité. Il est donc temps d’en créer d'autres. Il est temps d'en implanter un dans chaque village de la haute vallée. Et pour cela, c'est à chacun.e de s'y mettre. Il faut que chaque village accueille un espace de gratuité, une boîte à livres, un espace de prêt gratuit, etc. Vous ne savez pas comment faire ? Venez en parler. Venons tou.te.s ensemble pour nous coordonner, nous informer, explorer de nouvelles idées, en apporter. Nous sommes l’organisation qu’il faut pour cela. Nous sommes intègres, efficaces et déterminés. Notre seul objectif est de faire avancer la cause.

Multiplions les lieux de vie. Cessons de tourner autour du pot. La solution, la voilà ! Elle est dans votre garage ! Ou si vous ne vous sentez pas, vous pouvez aussi accueillir momentanément une caravane de la gratuité. C’est un moyen simple, économe et efficace de propager le virus de la gratuité.

Alors, en avant toute ! RV le 01 février Chez Marius (Puivert).

Benjamin Grassineau pour l'association GratiLib.




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