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Cueillir pour soi... pour revendre... deux philosophies différentes


Titre : Cueillir pour soi... pour revendre... deux philosophies différentes
Auteurs : Sarah Plantier (voir aussi l'historique)
Date de création de l'article : 2015
Rubrique: Le journal de la culture libre et du non-marchand
Etat de la rédaction: finalisé
Droit de rédaction : ouvert sur invitation
Licence : Licence culturelle non-marchande


Création de la page: 03 avril 2015 / Dernière modification de la page: 03 avril 2015 / Propriétaire de la page: Sarah Plantier



Résumé :





Lettres à des amies... suite à un désaccord...

Salut les filles,

Cet après-midi cueillette, quoique très agréable, m'a fait cogiter ; et ce après deux remarques :

  • La première était celle de X :"Pouvez-vous empêcher les chiens d'aller sur l'ail, car ils pissent, etc."...
  • Et la deuxième, celle de Y (une amie) :"Oui mais tu comprends, c'est son gagne-pain donc..." (donc je ne sais pas quoi, mais apparemment ça donnait le droit à X de rouspéter...).

Ça m'a contrarié alors j'ai cherché à savoir pourquoi ; et si j'avais tort ou raison d'être en colère.

Je suis partie de deux questions :

  • La première plus philosophique : Sur un terrain dont on ne connaît pas le propriétaire, un être humain a-t-il plus de droit qu'un animal ? Je ne vais pas donner mon avis ; je demanderai aux biches et aux sangliers de ne pas passer sur "mes" terres à ZZZ ; on verra ce qu'ils vont me répondre ;-)
  • La deuxième qui m'intéresse plus : A-t-on le droit de cueillir une plante sauvage pour la revendre ?

J'ai alors cherché... Et voilà ce que j'ai trouvé :

La réglementation est édictée au niveau des territoires et n'est pas la même selon les lieux mais il y a une chose qui est sûre, c'est que la vente de plantes sauvages est interdite (sauf certaines qui peuvent être vendues à des laboratoires pharmaceutiques). Voir par exemple en Lorraine http://cra-lorraine.fr/fichiers/div-plantes-aromatiques-et-medicinales.pdf. L'ail des ours fait partie des plantes que l'on ne peut revendre.

La cueillette est réservée et protégée (j'espère pour un bon moment) pour les besoins personnels de chacun. Un article dans l'Express pointe du doigt les problèmes que peuvent soulever la vente de plantes pour les cueilleurs occasionnels qui ne pourront plus, à la longue, venir cueillir pour eux (les labos auront la main mise dessus ainsi que les industries agro-alimentaires ou encore les petits commerçants de marché): "Et il y a une plante qui inquiète particulièrement, c'est l'ail des ours, très prisé depuis peu par l'agroalimentaire pour en faire des sauces pesto."

"La cueillette sauvage ne va pas pouvoir répondre à la demande des industriels", prévient Thierry Thevenin, cueilleur depuis près de 30 ans. "Au rythme où vont les choses, l'ail n'est pas menacé en tant qu'espèce mais en tant que ressource pour le cueilleur".

C'est aussi le gagne-pain des industries ; pourtant ça ne leur donne pas le droit de m'empêcher de cueillir ou de me contraindre à le faire.

J'ai trouvé des ressources diverses sur le sujet... Chacun pourra les trouver si le sujet intéresse....

En conclusion pour moi, il est important de sauvegarder ce droit que nous avons de nous nourrir, gratuitement, car la nature appartient à tout le monde... ou à personne! (mais j'ai rien inventé...)

A bientôt.

Bises.




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