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Le convivialisme épistémique

Auteurs: Benjamin Grassineau (voir aussi l'historique)
Création de l'article: 2005
Etat de la rédaction: ébauche
Droit de rédaction: ouvert
Licence: Licence culturelle non-marchande


Création de la page: 02 février 2025 / Dernière modification de la page: 15 février 2026 / Créateur de la page: Benjamin Grassineau



Résumé:




Le point de départ du convivialisme épistémique est une sociologie critique « intégrale » des institutions.

Pourquoi parler de critique « intégrale » ? Il y a deux raisons :

  1. C'est une critique qui cherche à se construire et à se diffuser indépendamment des institutions de production et de contrôle de l'information et de la connaissance. En d'autres termes, nous .
  2. notre critique vise les moyens concrets de l'activité de recherche.

La finalité est de construire une alternative libre et gratuite à l'institution scolaire, la recherche et la publication académiques, en partant du constat qu'elles constituent, selon l'expression introduite par Paul Feyerabend, des formes de police de la connaissance et de contrôle social qui forment le socle idéologique de l'économie marchande. En vertu du principe d'adéquation entre la fin et les moyens, cette recherche sur l'économie non-marchande doit être elle-même construite et diffusée grâce à des ressources non-marchandes, comme le bénévolat, la récupe et le DIY.

L'auto-publication sur Internet est par exemple utilisée pour diffuser des connaissances à caractère scientifique sur les thèmes du laboratoire.

, le laboratoire GratiLab développe et met à disposition, librement et gratuitement, des outils ouverts et horizontaux pour la production, la transformation et la diffusion de connaissances.

De tels outils sont conçus et maintenus selon le modèle de l'outil convivial, tel qu'il est défini par Ivan Illich. De façon un peu plus limitative, on pourrait parler de recherche conviviale. Cependant, en introduisant le concept de convivialisme épistémique, nous essayons d'englober toute la production de la connaissance et de l'information. C'est assez proche, finalement, de ce qu'Edgard Morin nomme la noosphère. C'est donc un ensemble bien plus étendu que le secteur de la recherche : théories scientifiques, religions, idéologies professionnelles, connaissance profane du monde, comptabilité, etc.

Bref ! Le convivialisme épistémique est une façon de reconsidérer la façon dont nous produisons, utilisons, partageons et diffusons l'information. En cela, la démarche pourrait être assez proche du mouvement de la culture libre, sauf elle n'est pas cantonnée à une économie des biens informationnels définis et protégés par des droits.



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