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La recherche conviviale

Titre: La recherche conviviale
Auteur initial: Benjamin Grassineau
Création de l'article: 16-05-2012
Etat de la rédaction: finalisé / Droit de rédaction: ouvert / Licence:



Définition

La notion de recherche conviviale est l'h√©riti√®re des mouvements contestataires des ann√©es 1960 et 1970. Fortement impr√©gn√©e du courant de ¬ę l'anti-scientisme ¬Ľ1, elle a √©t√© popularis√©e, entre autres, par Ivan Illich2, qui a introduit le concept, ou encore, Carl Rogers et Paul Feyerabend3.

C'est une notion qui a l'avantage d'√™tre intuitive et de ne pas √™tre limitante. Elle autorise donc une certaine prise de distance avec les courants d√©j√† existants de science ¬ę alternative ¬Ľ, comme l'open-access?.

L'ambition de la recherche conviviale est de libérer les outils de la recherche de l'emprise professionnelle, étatique et marchande, et de les orienter vers des finalités non-professionnelles, non-étatiques et non-marchandes. Il y a donc deux niveaux d'action, qui peuvent être indépendants:

  1. déprofessionnalisation de la recherche (transformer l'outil de recherche en outil convivial),
  2. développement d'une recherche appliquée qui ne sert plus seulement les intérêts des professionnels, du marché et de l'Etat, mais qui sert l'économie non-marchande et les usagers (donc, orientée vers la démarchandisation et l'accroissement de l'autonomie).

Principes généraux de la recherche conviviale au sein du laboratoire

Au sein du laboratoire, on parlera de recherche conviviale si deux conditions sont respectées.

C'est une recherche ouverte

Ouverte dans deux sens.

Ouverture statutaire

Les diff√©rents processus de recherche sont r√©ellement ouverts √† tous, sans conditions (pas d'obligation de poss√©der un dipl√īme), sans √©tiquette et sans statut. L'ouverture et la participation se fait sur un pied d'√©galit√©.

Recherche professionnelle et recherche amateure se déroulent sur un même niveau.

Ouverture des outils

L'ouverture de l'accès aux outils et aux ressources de la recherche et les possibilités d'en faire usage sont maximisées4.

Programme d'optimisation qui implique que plusieurs conditions soient remplies:

  • L'information, aux diff√©rents processus de recherche, doit circuler librement et de fa√ßon transparente?5, suivant les principes de la culture libre : mat√©riel libre, logiciel libre, √©valuation transparente. C'est une condition qui est n√©cessaire pour faire un plein usage de l'information et pouvoir utiliser les outils de mani√®re optimale.
  • C'est une recherche non-marchande?. Les √©changes en son sein, entre les diff√©rentes personnes qui participent aux diff√©rents processus de la recherche, sont fond√©s sur les principes fondamentaux de l'√©change non-marchand : pas d'obligation de contre-partie pour faire usage des outils. C'est une condition n√©cessaire pour au moins deux raisons :
    • elle limite les restrictions d'acc√®s √† l'usage li√©es aux in√©galit√©s √©conomiques,
    • elle permet un d√©veloppement ouvert et coop√©ratif des outils (ceux-ci ne sont plus accapar√©s et d√©velopp√©s √† des fins exclusivement √©conomiques),
    • elle limite la concurrence sur les ressources,
    • elle rend plus accessible les outils et les ressources, via le partage, le don, le pr√™t, etc.
  • Les diff√©rents processus de la recherche sont perm√©ables (ils peuvent fusionner). Entendons par l√† qu'ils ne sont pas segment√©s par la division du travail (un statut = une t√Ęche) et par la division des activit√©s (les processus de production, √©valuation et diffusion de la recherche sont s√©par√©s temporellement, spatialement, l√©galement) ; ou s'ils le sont de fait, ils peuvent ne pas l'√™tre6 !
  • C'est une recherche qui peut √™tre non conventionnelle (conf√©rences artistiques, caravanes itin√©rantes, d√©bats dans les caf√©s, etc.). L'objectif √©tant de permettre une appropriation aussi large que possible des outils de la recherche.
  • C'est une recherche pluri-m√©thodologique. L√† encore, le but est de permettre un acc√®s maximal √† toute personne souhaitant faire de la recherche.
  • C'est une recherche pratiqu√©e sur le mode de la simplicit√© volontaire, de l'autonomie et √©ventuellement du DIY. Le but est d'√©viter une trop grande complexit√© et une forte h√©t√©ronomie dans l'usage des outils.
  • La minimisation de l'interm√©diarisation : il y a le moins possible d'interm√©diaires institutionnels (et non techniques) entre les diff√©rents protagonistes de la recherche (le principal est Internet !). L'objectif, √† nouveau, est de ne pas cr√©er d'√©cran inutile, biaisant, filtrant, excluant, complexe, entre les personnes et entre les personnes et les outils.
  • La non-coercition : aucun niveau du processus de recherche n'est fond√© sur une contrainte de participation7.
  • L'√©galit√© dans l'acc√®s aux outils. Qui n'emp√™che nullement les acteurs de produire des classements hi√©rarchis√©s. N√©anmoins, aucun classement n'a valeur de monopole.

C'est une recherche qui tient compte de ses effets à tous les niveaux processus de la recherche.

Deux conséquences:

  • Elle a pour finalit√© de cr√©er et am√©liorer des solutions techniques simples et autonomisantes, facilitant le d√©veloppement d'une soci√©t√© conviviale (ici l'√©conomie non-marchande)8. Ce n'est donc pas une recherche qui se dit neutre.
  • Elle est fond√©e sur un principe de r√©flexivit√©?, elle est attentive aux outils qu'elle utilise et aux effets de la pratique de la recherche √† ses diff√©rents niveaux.

Concrètement

Concrètement, voilà les mesures prises ou défendues pour arriver à ces fins :

  • Utilisation pr√©f√©rentielle d'outils de publication et d'√©valuation ouverte pour toutes les recherches, quelle qu'en soit la nature.
  • Financement de la recherche par le non-marchand.
    • En particulier, d√©veloppement du pr√™t gratuit, du don entre chercheurs.
    • S√©paration de la recherche et de l'Etat. Car une telle recherche repose sur une contribution obligatoire et favorise l'acad√©misme.
  • Utilisation et d√©veloppement d'outils de recherche et de ressources exclusivement sous licence libre et libre d'acc√®s. Pratique du clonage de certaines recherches au besoin (comme dans le logiciel libre).
  • Cr√©ation et diffusion d'outils issus de la recherche facilitant l'autoproduction, un usage simple et une forte autonomie. Par exemple, des fablabs, hacklabs, des outils de publication ouverte, etc.

Pourquoi le laboratoire fait de la recherche conviviale et non académique ?

Il y a trois raisons.

  • La finalit√© de la recherche conviviale est de lib√©rer les outils, ce qui permet de r√©aliser des recherches qui vont dans le sens du d√©veloppement de l'√©conomie non-marchande.
  • Promouvoir en soi le d√©veloppement de la recherche conviviale. Et en particulier la recherche non-marchande? et la recherche auto-produite?. C'est donc favoriser son d√©veloppement que de cr√©er un laboratoire de recherche conviviale.
  • En tant que moyen d'action, cette modalit√© de recherche correspond √† des principes d'action souhaitables :
    • faible interm√©diarisation : il y a peu d'interm√©diaire institutionnel entre les diff√©rents protagonistes de la recherche (le principal est Internet !),
    • non-directivit√© et non-contraignante : la recherche n'est pas dirig√©e et personne n'est contraint d'adh√©rer √† ses r√©sultats,
    • horizontalit√© : pas de hi√©rarchie et de diff√©rence de statut entre chercheur, consommateur de recherche, enseignant, √©l√®ve...,
    • auto-production et autonomie : la recherche peut √™tre produite soi-m√™me, pour des finalit√©s qui sont propres √† celui qui la produit ; le chercheur est autonome dans son action,
    • gratuit√© : les produits et les outils de la recherche conviviale sont gratuits, et ceci aux diff√©rentes √©tapes du processus,
    • ouverture : les outils, les statuts sont accessibles √† tous, sans condition,
    • libert√© et transparence : les contenus informatifs sont libres et l'√©valuation est transparente,
    • r√©flexivit√© sur les pratiques : outils libres et ouverts, consommation r√©duite, colloques ouverts.

Oui, mais alors, pourquoi ne pas faire de la recherche académique ? Eh bien, parce que la recherche académique est l'antithèse de la recherche conviviale !

  • La finalit√© de la recherche acad√©mique est aujourd'hui de plus en plus douteuse ! Sous couvert de neutralit√© scientifique, ou pire, de neutralit√© axiologique (le chercheur n'a m√™me plus le droit d'avoir une position morale que viendrait contredire ou corroborer des faits qu'il met en √©vidence), la recherche est en fait orient√©e vers des finalit√©s √©tatiques et marchandes9.
  • La recherche acad√©mique ne promeut pas la recherche conviviale. Il n'y a gu√®re de signes qui vont dans ce sens. Au mieux quelques projets de science collaborative, mais il est clair que la direction de ces projets reste entre les mains des professionnels de la recherche. Il s'agit plus d'une exploitation du citoyen par l'industrie scientifique que d'une collaboration. On peut aussi s'interroger sur leur caract√®re r√©ellement novateur10.
  • La recherche acad√©mique est:
    • tr√®s interm√©diaris√©e : laboratoires, universit√©s, revues, organisateurs de colloques sont autant d'interm√©diaires.
    • fortement directive, puisque dirig√©e par les financeurs, l'√©tat, les laboratoires, les revues de publication, la hi√©rarchie acad√©mique, les programmes d'enseignement, les √©valuateurs, etc., et contraignante, via l'enseignement, l'expertise, le monopole de certaines professions (m√©decine).
    • fortement hi√©rarchique : c'est presque un euph√©misme ! entre le classement des revues, la hi√©rarchie universitaire...
    • h√©t√©ronome : elle vise plut√īt √† confisquer les outils d'acquisition et de production du savoir qu'√† les redistribuer, le tout se faisant sous couvert du mythe du citoyen √©clair√© et lib√©r√© par la science...
    • payante : pour la recherche priv√©e, c'est √©vident, pour la recherche dite ¬ę publique ¬Ľ, elle l'est √† double titre, 1. les contribuables sont oblig√©s de la financer, 2. l'acc√®s aux produits et aux outils de la recherche acad√©mique est de plus en plus payant,
    • ferm√©e : encore un euph√©misme !
    • non-libre : il y a bien s√Ľr la libert√© des contenus, mais il faut ajouter les probl√®mes de plagiat, l'appropriation de pans du savoir (formules, lois, etc.), les droits d'auteurs moraux, etc.
    • peu r√©flexive : il suffit pour s'en convaincre d'√©couter les physiciens, les biologistes parler du fonctionnement de la recherche, ou pire, parler de ce qu'ils appellent les pseudo-sciences.

Positionnement par rapport à la science

Venons-en justement au positionnement par rapport à la science. Il faut partir d'un triple constat.

  1. La notion de science est ambigu√ę, relative et actuellement ind√©finie. Il est donc difficile de l'utiliser pour qualifier des travaux, et ceci en r√®gle g√©n√©rale.
  2. Même en admettant certains critères évidents, ce n'est pas parce qu'une recherche est académique qu'elle est scientifique11. En fait, l'argument avancé aujourd'hui pour qualifier une recherche de scientifique, est qu'elle doit être approuvée par les pairs et la communauté scientifique. Ce qui est insignifiant pour plusieurs raisons :
    • En privil√©giant un crit√®re sociologique, on omet compl√®tement des arguments √©pist√©mologiques de fond : sur quels principes concrets va-t-on s'appuyer pour juger de la validit√© d'une recherche scientifique ? De plus, on renforce, des proc√©dures d'√©valuation dans la science, et d'exclusion, qui sont fond√©es sur des ph√©nom√®nes d'opinion.
    • On n√©glige le fait qu'il y a plusieurs formes d'√©valuation possible par les pairs, donc, plusieurs qualit√©s qui en r√©sultent (sans forc√©ment les hi√©rarchiser).
    • On n√©glige le fait qu'un travail comprend souvent des √©l√©ments scientifiques et non-scientifiques, d√©pass√©s et novateurs, simultan√©ment. En √©liminant l'int√©gralit√© du travail, on √©limine donc des recherches qui peuvent avoir un int√©r√™t significatif pour d'autres chercheurs.
    • La notion de communaut√© scientifique n'a pas de sens, ou tout au moins, est inconsistante dans la proc√©dure d'√©valuation r√©elle qui est g√©n√©ralement suivie. De m√™me, on peut s'interroger sur la signification des ¬ę pairs ¬Ľ. Surtout dans des domaines tr√®s sp√©cialis√©s, o√Ļ les controverses et les guerres de courant ne sont pas rares.
    • Il ne faut pas surestimer l'efficacit√© des proc√©dures d'√©valuation du type peer-review. Sans compter que dans de nombreux cas, l'√©valuation est largement opaque.
    • La m√©fiance √† l'√©gard des chercheurs peut s'av√©rer contre-productive et est en tous les cas d√©valorisante pour eux. Elle montre en tous les cas que l'outil de publication n'est plus convivial.
    • Les techniques d'√©valuation contemporaines sont co√Ľteuses et viennent se superposer √† un √©norme march√© de la publication.
    • Elles sont souvent opaques, en particulier dans les revues √† comit√© de lecture.
    • Il est difficile de juger de l'efficacit√© r√©elle de ces techniques de s√©lection, car il y a un filtrage qui s'est d√©roul√© ant√©rieurement : auto-censure des chercheurs, volont√© d'arriver √† un r√©sultat pertinent et pr√©sentable, crainte pour la r√©putation, filtrage scolaire12...
  3. Il existe de nombreux proc√©d√©s d'√©valuation qui peuvent se greffer sur les outils publication ouverte. Ils sont simples, peu co√Ľteux, transparents, non-discriminants, libres, au sens o√Ļ ils n'induisent pas de censure et d'exclusion et o√Ļ ils permettent de choisir entre plusieurs formes d'√©valuation, et sont probablement tout aussi efficaces.

Positionnement par rapport à la recherche académique (ou privée)

Vous êtes déçu par la recherche académique. Celle-ci n'a pas voulu de vous ? Vous ne voulez pas d'elle ? Vous souhaitez faire de la recherche de manière indépendante et hors-circuit ? La recherche conviviale est faite pour vous !!

Elle part du postulat que le fait d'√™tre exclu par la recherche acad√©mique ne signifie que l'on soit ¬ę mauvais ¬Ľ, non ¬ę scientifique ¬Ľ - ces termes ne voulant de toute mani√®re pas dire grand chose... -, et qu'on ne puisse plus faire de la recherche.

Au contraire, la recherche conviviale peut m√™me se targuer d'√™tre davantage ¬ę scientifique ¬Ľ, d√©mocratique et responsable que la recherche acad√©mique. Pourquoi ?

  • La recherche conviviale est autonome, ind√©pendante et neutre, ou du moins, polyvalente. A contrario, la recherche acad√©mique est d√©pendante des financements publics, partisane, orient√©e par les financeurs et litt√©ralement infiltr√©e par des courants de pens√©e excluant et peu enclins √† laisser la place √† de nouvelles tendances.
  • La recherche conviviale s'appuie sur des processus de production, d'√©valuation et de diffusion des connaissance, qui sont ouverts, √©galitaires et transparents. Tout le monde peut y participer et donner son avis. Il n'en va pas de m√™me dans la recherche professionnelle o√Ļ les processus sont opaques et ferm√©s.
  • La recherche conviviale ne part pas du postulat d√©raisonnable que la technique et la science sont compl√®tement coup√©es du reste de la soci√©t√©. Au contraire, elle soumet les finalit√©s de la recherche (voir les r√©sultats de la science) et le d√©veloppement des techniques, √† des processus auxquels participent directement les citoyens.
  • Les outils de recherche conviviale sont ouverts √† tous. Ils sont partag√©s √©quitablement entre les diff√©rents chercheurs. Chacun a par exemple, acc√®s aux donn√©es gratuitement.

Sur quels outils s'appuie le laboratoire ?

Il y a deux points à bien comprendre:

  1. Le pr√©sent laboratoire est un outil, et il se d√©finit comme tel. Ce n'est pas une ¬ę organisation ¬Ľ, un collectif13... Il se d√©finit par la pratique, en tant qu'outil concret.
  2. C'est un outil privé, qui est mis à disposition gratuite et libre des usagers. Ceci implique :
    • qu'il ob√©it √† certaines r√®gles, m√™me si celles-ci sont minimales,
    • ces r√®gles sont sp√©cifi√©es initialement par les propri√©taires du site 14,
    • toutefois, elles ne sont pas fix√©es, elles peuvent √™tre modifi√©es d√©mocratiquement, ou par la r√®gle du consensus, les d√©cisions sont prises par les usagers √† travers un processus de d√©mocratie ouverte, mais, en dernier ressort, les propri√©taires du site ont tout pouvoir pour prendre une d√©cision.

En tenant compte de ces deux points, nombre de règles de fonctionnement sont exposées dans ce texte.

Un point para√ģt important √† pr√©ciser, c'est que, conform√©ment √† notre position √©thique et √©pist√©mologique, s√©paration de la science et de l'Etat, le laboratoire n'est pas, et ne sera pas, financ√© par des subventions publiques.

Il faut ajouter que le laboratoire joue aussi un r√īle dans la construction du portail des √©changes non-marchands et de la culture libre, qui facilite la r√©alisation de recherches non-marchandes (pr√™t de mat√©riel scientifique, partage, dons, etc.).

Notes

1 Le courant de l'anti-scientisme? n'est pas n√©cessairement hostile √† la m√©thodologie ¬ę scientifique ¬Ľ - car encore faudrait-il pouvoir la d√©finir ! La critique s'oriente plut√īt vers le positionnement social de la science, et en particulier de la techno-science. Voil√† par exemple comment Loup Verlet exposait sa vision de la recherche dans les ann√©es 1970: ¬ę Nous nous trouvions plusieurs √† esp√©rer une autre recherche, centr√©e sur les questions de tous, qui sont aussi nos questions, recherche ouverte sur la vie, que nous pourrions pratiquer autrement, sans souci de comp√©tition, de hi√©rarchie, de signature, sans division du travail. ¬Ľ.

2 Voir notamment Oeuvres complètes. Tome 2.

3 Pour C. Rogers, un ouvrage fait référence sur la question : Un manifeste personnaliste. Fondements d'une politique de la personne. Quant à Paul Feyerabend, toute son oeuvre s'inscrit dans cette optique!! Il faut noter que les deux auteurs n'ont pas utilisé le concept de recherche conviviale tel quel. La similitude se fait au niveau des idées qu'ils ont défendues.

4 Notons que l'ouverture des outils implique l'ouverture statutaire. Mais pour la clarté de la présentation, il est préférable de scinder les deux.

5 Quand cela a un sens.

6 C'est le cas par exemple, dans la recherche-action et la publication ouverte

7 Par exemple, en ce qui concerne l'√©ducation, on adh√®re si on le souhaite aux r√©sultats ¬ę scientifiques ¬Ľ.

8 On peut lire sur ce sujet cet article.

9 Il y a une vaste littérature sur le sujet.

10 1. Le r√īle des amateurs a toujours √©t√© important dans la recherche, 2. une grande partie de la recherche acad√©mique a litt√©ralement pill√© la recherche populaire, 3. la coop√©ration des sujets d'√©tude a toujours exist√© dans les sciences m√©dicales, et les sciences humaines et sociales.

11 Je donnerai pour ma part l'exemple de la micro-économie !

12 Pour risquer une comparaison, c'est un peu comme si on forçait les gens à s'habiller convenablement dans la rue. C'est inutile car il y a une tendance naturelle qui s'exerce à l'alignement sur la norme. Certes, quelques personnes s'habilleront n'importe comment ! Mais, faut-il pour autant leur interdire l'accès à la rue ? On voit que le choix est en fait un problème éthique et non un problème d'efficacité.

13 Voir sur le sujet cet article

14 L'association Anomali, qui est un peu le ¬ę dictateur b√©n√©vole ¬Ľ du laboratoire !



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