GratiLab, laboratoire de science citoyenne sur la gratuité, le DIY et la culture libre

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GratiLab
Laboratoire de science citoyenne sur l'auto-production, la gratuité et la culture libre
Faire de la recherche pour faire de la recherche
GratiLab est un laboratoire de recherche organisé sous la forme d'un outil convivial permettant à tou.te.s de consulter, modifier, réaliser, diffuser et promouvoir des recherches sur les échanges non marchands (auto-production, gratuité), la culture libre et la recherche conviviale.

Le laboratoire s'inscrit dans une démarche de sociologie critique, construite et diffusée indépendamment des institutions. Il est inspiré par la recherche-action et prône l'utilisation d'outils libres, ouverts et horizontaux, ainsi que l'auto-publication, pour diffuser les connaissances qui y sont produites.

Nous vous invitons vivement à y contribuer si vous recherchez une alternative concrète et pérenne aux institutions manipulatrices et excluantes comme l'école, la recherche académique, l'enseignement supérieur et les revues scientifiques fermées et propriétaires. Il est aujourd'hui impératif - même si cela nécessite d'abandonner une carrière académique et les avantages qui lui sont afférents - de ne pas collaborer avec ces institutions. Refusons les contraintes illégitimes de contrôle et de normalisation que cette « police de la connaissance » fait peser sur la recherche et sur la diffusion de connaissances scientifiques.



La citation du mois

« Partager c'est multiplier. (...) DONNER C'EST RECEVOIR. Partager, donner, c'est créer avec l'autre, pour l'autre, part l'autre qui doit créer par vous, pour vous. »

Martin Gray, « Les forces de la vie, découvrir et guider notre énergie psychique », J'ai Lu, 1975, p. 200.



Manifeste pour la multiplication d'espaces de libération culturelle.

(04-01-2020 12:10)

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On peut définir un LocaLibre comme un espace de gratuité ouvert d’échanges libres et non-conditionnels de savoirs et de biens culturels. Pourquoi est-il si important de proposer des activités et de venir y participer, même si vous n’avez pas le temps ou autre chose à faire... ? Tout d'abord, pour une raison pratique. Le don de savoirs et de savoir-faire dans la sphère réelle néce ...


Anarchisme épistémologique et relativisme démocratique

(2007)

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mologique « Prêtres, professeurs, maîtres, vous vous trompez en me livrant à la justice.Je n'ai jamais été de ce peuple-ci; je n'ai jamais été chrétien; je suis de la race qui chantait dans le supplice; je ne comprends pas les lois; je n'ai pas de sens moral, je suis une brute : vous vous trompez...Oui, j'ai les yeux fermés à votre lumière.»1.Par ces quelques phrases, Rimbaud exprime toute la révolte de l'individu moderne contre le pouvoir des institutions.Mais – et c'est là peut-être un des paradoxes de sa vie tourmentée – ce sont pourtant ces mêmes institutions qui offrent à Rimbaud son pouvoir de contestation.Ce sont elles, aussi, qui feront de sa parole une parole sacrée.Étrange force, donc, des institutions modernes qui parviennent, comme dans Substance mort, l'une des oeuvres clés de Dick (1979), à donner aux individus à la fois le pouvoir de les détruire et de les reproduire.Paradoxe, car destruction et reproduction s'y soutiennent mutuellement.L'institution se perpétue grâce à la critique, en la transmutant en une force immunisante, en une énergie de régénération qui alimente le spectacle d'un combat simulé contre un ennemi factice, qu'elle contribue en réalité à produire.Aussi, l'individu, agent manipulé, contrôlé ou exclu par les institutions, est-il condamné à reproduire ce qu'il prétend vouloir détruire ou transformer.Peut-on alors encore espérer que les institutions, comme le souhaitait Illich (1980), redeviennent des outils conviviaux, mis au service de l'être humain, et ne soient plus des institutions hiérarchisées et manipulatrices visant exclusivement à assurer leur propre reproduction ?La réponse à une telle question est peut-être tout entière contenue dans ce court extrait de l'oeuvre de Rimbaud : la principale faiblesse de l'institution est qu'elle perd son pouvoir dès lors qu'on « ferme les yeux à sa lumière ».C'est par cette voie, et seulement par elle, que Rimbaud trouve un échappatoire.Il ne tente pas de contester l'institution, il la nie, il la « dévalue », il l'ignore, il en rejette la valeur.À tel point qu'il choisit de vendre des armes en Abyssinie, lui l'enfant prodige, plutôt que de faire carrière !En somme, il crée sa propre lumière...Et peu importe si celle-ci ne brille qu'à ses propres yeux.Ce faisant, Rimbaud dévoile aussi ce par quoi les institutions créent et perpétuent leur pouvoir : l'imposition d'une échelle de valeur, d'une loi, d'un classement, d'une évaluation.Valeur du patrimoine, valeur du statut social ou, si l'on va dans le sens de la généralisation effectuée par Tarde (1902), valeur conférée par l'opinion.Car tel est, comme le notait La Boétie (1976) dès le XVIe siècle, le centre du pouvoir institutionnel et politique : l'opinion. ...


A propos de la mise en place de la caravane de la gratuité. Proposition de recherche sur l’échange

(12-12-2019 14:07)

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La Caravane de la Gratuité va s’implanter dans des espaces où existent des réseaux d’échanges. Sa mise en place va être le fait de personnes qui ont des réseaux d’échanges et va s’adresser à des personnes qui ont aussi des réseaux d’échanges. Certains réseaux sont les mêmes, d’autres diffèrent. Au cœur de la vie quotidienne, les jeunes et les moins jeunes vivent des échanges ; échanges de ...


Chroniques de la France de Vichy contemporaine. 1. Dégradation de la stèle du Maréchal Juin : quand les media et les politiciens encensent un collaborationniste

(17-11-2019 12:17)

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>>citation>2. C'est ainsi que Geneviève Darrieussecq, l'actuelle ministre des armées, s'exclamait : « Stèle du maréchal Juin dégradée: unissons-nous face aux casseurs de mémoire !3. Elle s'indignait également dans un tweet : « Seul Général de la 2GM a avoir été élevé Maréchal de France de son vivant pour son combat contre le nazisme, Alphonse Juin était un héros. Un symbole de notre libération. No ...


L'illusion de la gratuité

(01/10/2019)

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Première version ...


Quelques réflexions à propos des fameux « services publics gratuits »

(01-11-2019 16:27)

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Je précise d'emblée, ma réponse est clairement négative. Un service public financé par l'Etat n'est jamais gratuit ! Je recopie ici une réponse que j'ai faite sur le sujet à Philippe Huguenin et qui constitue l'ébauche d'une argumentation. Il y était question du forum de la gratuité organisé par l'observatoire international de la gratuité (rien que ça !). Un think-tank au sein duquel Pau ...


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